Le Sommet de l’élevage a refermé ses portes le 9 octobre à Cournon-d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand, sur un chiffre que personne n’attendait à ce niveau : 139 000 visiteurs en quatre jours. Du jamais-vu depuis la création du salon en 1992. Pour tous ceux qui défendent une viande d’élevage à l’herbe, attachée à un territoire, cette 35e édition envoie un signal fort : la filière attire, malgré les difficultés.
Les points :
Un record de fréquentation qui ne doit rien au hasard #
Comme le rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, l’édition 2026 a pulvérisé le record de fréquentation du salon, avec un engouement palpable dans les allées. Les organisateurs, cités par Zoomdici, parlent de records « sur tous les fronts » : visiteurs, exposants, surface de stands, nouveaux produits et conférences, avec près de 200 rendez-vous techniques au programme et trois nouveaux espaces consacrés au machinisme, à la santé animale et à la transmission des exploitations.
Ce succès a une saveur particulière : l’édition précédente avait été amputée de ses concours bovins pour raisons sanitaires. En 2026, les animaux étaient de retour sur les rings, et le public a suivi.
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Le grand retour des concours
Côté bêtes, le salon a retrouvé son cœur battant. Le magazine Réussir souligne le retour des concours de races laitières, annulés en 2025 dans un contexte de dermatose nodulaire contagieuse : neuf races laitières ont retrouvé le ring de Cournon. Chez les allaitantes, les concours ont démarré dès le mardi avec la race Aubrac, avant de couronner les champions des grandes races à viande. La Limousine était à l’honneur de cette édition, taureau Palermo en vedette sur l’affiche officielle.
Pour les éleveurs, ces concours ne sont pas du folklore. C’est là que se jouent la réputation d’un cheptel, la valeur des reproducteurs et, au bout de la chaîne, la qualité de la viande qui arrive dans nos assiettes.
Ce que ce succès dit de la viande que nous voulons manger #
Un salon professionnel qui bat son record de fréquentation l’année où les concours reprennent, ce n’est pas anodin. Cela raconte un attachement durable au modèle d’élevage que le Sommet incarne : des animaux élevés à l’herbe, des races adaptées à leur terroir, des exploitations familiales qui se transmettent. L’année 2026 est d’ailleurs l’Année internationale des parcours et des pasteurs proclamée par l’ONU, un clin d’œil que les organisateurs n’ont pas manqué de souligner.
Ici, dans le Jura comme ailleurs en zone de moyenne montagne, ce modèle herbager est la norme, pas l’exception. Les prairies font le goût de la viande, la rusticité des races fait le reste. Quand 139 000 visiteurs se déplacent pour voir des vaches, des outils et des fourrages, c’est toute cette chaîne de valeur qui se trouve confortée.
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Transmission : le vrai sujet derrière la fête
Le nouvel espace dédié à la transmission des exploitations n’est pas un détail. La filière viande française sait que son avenir se joue moins dans les cours mondiaux que dans sa capacité à installer la génération suivante. Que le Sommet en fasse un pôle à part entière, au même rang que le machinisme et la santé animale, montre que le sujet est enfin pris de face.
Rendez-vous est déjà pris #
Les organisateurs ont donné rendez-vous en octobre 2027 pour la 36e édition. D’ici là, le message de Cournon vaut pour tous les amateurs de bonne viande : derrière chaque côte de bœuf persillée, il y a des éleveurs, des races, des prairies et des savoir-faire qui méritent d’être choisis en connaissance de cause. Acheter une viande d’origine identifiée, élevée à l’herbe près de chez soi, reste la meilleure façon de prolonger ce que ce record de fréquentation vient de dire.
Questions fréquentes #
Quand et où s’est tenu le Sommet de l’élevage 2026 ?
La 35e édition s’est déroulée du 6 au 9 octobre 2026 à Cournon-d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand, et a réuni 139 000 visiteurs, un record depuis la création du salon en 1992.
Pourquoi le retour des concours bovins était-il attendu ?
Les concours de races laitières avaient été annulés en 2025 en raison du contexte sanitaire lié à la dermatose nodulaire contagieuse. En 2026, neuf races laitières et les grandes races allaitantes, Aubrac en ouverture et Limousine à l’honneur, ont retrouvé les rings.
Qu’est-ce que ce record change pour le consommateur de viande ?
Il conforte le modèle d’élevage herbager et familial que le salon incarne. Pour le consommateur, choisir une viande d’origine identifiée, issue d’animaux élevés à l’herbe, reste le meilleur moyen de soutenir cette filière.




